Fabrication de batteries durables en Europe

21 mars 2023

 

En décembre 2022, le Parlement et le Conseil ont trouvé un accord provisoire afin de réviser les règles relatives aux batteries. Désormais, ces dernières doivent respecter des normes environnementales et des obligations concernant leur collecte et leur recyclage. Le but étant de les rendre durables et plus sûres de leur conception jusqu’à leur fin de vie. Ces dispositions s’appliquent à tous types de batteries, pas uniquement celles des voitures électriques et elles permettront de s’assurer que chaque batterie vendue sur le marché est durable et sûre.

 

Une fabrication exigeante

À l’issue de cet accord, des exigences plus strictes ont été mises en place pour rendre les batteries plus performantes et résistantes. Les nouvelles lois stipulent que les batteries des véhicules électriques et les batteries industrielles doivent obligatoirement afficher une déclaration d’empreinte carbone. Elles devront également être faciles à retirer et à remplacer.

Le conseil exige aussi la présence des QR codes renvoyant à des informations permettant de mieux informer les consommateurs. Les batteries devront notamment présenter leur capacité, leurs performances, leur durabilité, leur composition chimique.

L’ensemble des fabricants présents sur le territoire européen sont tenus de respecter les critères de production écologique de l’Union européenne pour pouvoir vendre des batteries.

 

Accentuer la réutilisation

Les nouvelles règles mettent en lumière l’importance de la collecte et du recyclage. L’objectif est de réduire la quantité de ressources qui doivent être importées en Europe.

L’accord entre le Parlement et le Conseil insiste sur l’utilisation d’un pourcentage déterminé de matériaux dans la création des nouvelles batteries. On parle plus précisément ici de 16 % de cobalt, 85 % de plomb, 6 % de lithium et 6 % de nickel.

Les législateurs ont également fixé des objectifs de collecte ambitieux pour les batteries afin de garantir un flux constant de matériaux recyclés. Ils sont estimés à 45 % en 2023, 63 % en 2027 et 73 % en 2030. En ce qui concerne les véhicules électriques, l’objectif de collecte est de 100 %.

Toutes entreprises souhaitant commercialiser des batteries en Europe devront donc démontrer que les matériaux de fabrication ont été obtenus de manière responsable. Ainsi, les risques sociaux et environnementaux liés à la transformation des matières premières employées pour leur construction seront atténués.

 

Un passeport pour les batteries

Aujourd’hui, la commission Européenne pousse les véhicules électriques (VE) vers la possession d’un passeport pour leurs batteries. Celui-ci sera présenté sous la forme d’un QR code qui renvoie directement aux identifiants de la batterie du véhicule concerné. Ces derniers diffèrent d’un modèle à un autre.

Ce QR code contiendra des informations sur le modèle de la batterie et sur son utilisation. Il renseignera également sa date et son lieu de fabrication. Son énergie, sa capacité, le type et le nombre de cellules utilisées ainsi que la technologie employée devront aussi y être notifiés. Ces éléments permettront d’aider les consommateurs à choisir le modèle adapté en comparant les caractéristiques des batteries.

D’ici 2026, les batteries des voitures électriques disposeront obligatoirement d’un « passeport numérique ».